Architecture textile Photo : Philippe Cibille

Une bulle ! Ce chapiteau mobile donne du relief à toute esplanade. Cette scène hors du commun qui était utilisée par la troupe Les Arts Sauts fascine par sa configuration entre ciel et terre, sans arrière-scène. Tout se passe en haut.

Pour leur première création en 1993 (SANS TITRE !), les artistes de Les Arts Sauts s’animaient en extérieur sur une structure Eiffel de 20 mètres de haut, sorte de mécano géant qui, une fois déployé, leur permet de voler en plein ciel. Mélange harmonieux d’un élément naturel et d’un matériau industriel pensé par une classe de BTS (brevet de technicien supérieur), du 11e arrondissement de Paris, et réalisé aux Abattoirs de Marseille sous la direction de Philippe Moutte, cette structure est la base de ce qui deviendra la nouvelle scène du spectacle Ola Kala.

En 1998, Les Arts Sauts décident d’aller encore plus loin et de créer un nouveau spectacle (Kayassine) qui, cette fois-ci, après avoir été réalisé en extérieur, réapprivoise le chapiteau. Ils s’associent à l’architecte allemand Hans Walter Muller qui réalise pour eux une bulle gonflable de 20 mètres.



Leur troisième création (Ola Kala) explore encore plus loin la technique, l’art et la magie du trapèze avec une nouvelle scène, une structure scénographique permettant une nouvelle technicité en réinventant l’espace de jeu autour d’un trapèze en croix. Cette structure métallique à six niveaux, formée de deux triangles d’acier et de deux bras en aluminium de seize mètres, permet aux trapézistes et aux musiciens de cohabiter dans un univers aérien. Source : Les Arts Sauts

 

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La bulle

Ce nouveau spectacle se dote également d’une nouvelle salle. En fait, pour être plus précis, d’une variante réalisée à partir de la bulle gonflable de 20 mètres du spectacle Kayassine. Il y a eu un imprévu. Le chapiteau original conçu pour le spectacle Ola Kala, un cône prototype de 40 mètres de haut, s’est envolé moins de trois semaines avant la première mondiale en 2003. En effet, une rafale de plus de 100 km/heure, soufflant sur le lac Leman, a emporté leur nouvelle bulle et fait se volatiliser, du même souffle, leur rêve de cône.

Les Arts Sauts rapatrient aussitôt l’ancienne bulle vendue à un Russe et la modifient. Comme un pied de nez au destin, ils nomment le spectacle Ola Kala qui, en grec, signifie « tout va bien ». Blanche, la bulle est encore plus haute et plus large que la précédente. Elle mesure 28 mètres de hauteur sur 50 mètres de diamètre et recouvre l’imposante structure du trapèze en croix d’une masse de seize tonnes.

Cette métamorphose de la bulle s’appuie sur le travail collectif de plusieurs acteurs, dont Nicolas Pauly, un ingénieur spécialiste en structure textile, et Patrick Clody de Side-Up Concept, un expert en concept d’ancrage et en fabrication de structures métalliques. Le chapiteau s’élève grâce à un important afflux d’air. Une soufflerie pousse un débit moyen de 45 000 mètres cubes d’air à l’heure. Au sol, le chapiteau est retenu par le poids cumulé de cinq conteneurs d’acier et une série de huit boudins qui ceignent la base du chapiteau, chacun d’eux rempli de 22 000 litres d’eau. Tout un poids. Autre caractéristique de la salle : les chaises longues. Devenues la marque de la compagnie, elles sont disposées en cercle autour de la scène. Quelque 975 spectateurs peuvent s’allonger pour un regard inédit vers le haut. 


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