Le mouvement low-tech – Mieux construire Source : Julia Watson

Alors que l’urgence climatique bouscule la planète, que la course aux nouvelles technologies suscite des interrogations, des voix demandent un changement de modèle. Du nombre, Julia Watson propose une façon de construire technologiquement plus sobre. Après 20 ans d’études des peuples autochtones et leurs solutions aux défis environnementaux, l’architecte/urbaniste et architecte paysagiste propose une solution fondée sur la sobriété et la durabilité, qu’elle dénomme Lo-TEK. Mme Watson documente cette avenue dans son ouvrage par la présentation de 18 études de cas.

Village Maasaï en Tanzanie. Les Maasaï constituent une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie. Les Maasaï construisent de petites maisons de forme ovale, nommées Boma, souvent temporaires en utilisant des branchages entrecroisés, recouverts de boue et de bouse de vache. Ce mélange sèche rapidement au soleil pour devenir suffisamment dur et étanche.

« Nous avons négligé d’aborder les technologies du point de vue culturel, explique Mme Watson. Nous nous sommes attardés sur la haute technologie en négligeant le concept “basse technologie”, notamment pour des raisons de racisme et de colonialisme. On observe toutefois un changement de paradigme maintenant que la durabilité fait désormais partie de notre vision du monde. Il est temps de repenser nos façons de faire la ville sous les angles environnementaux et technologiques. »

Un pêcheur marche sous un ancien pont de racines à Mawlynnong, un village de l’état de Meghalaya au nord de l’Inde.

Les peuples autochtones sont confrontés aux changements climatiques depuis très longtemps, observe Julia Watson. « Nous avons avantage à puiser dans leur monde de connaissances, car ils vivent dans la résilience climatique », note-t-elle.

Ganvié est une cité lacustre au sud du Bénin, situé sur le lac Nokoué au nord de la métropole de Cotonou.

L’anthropologue Wade Davis signe la préface de son ouvrage. Les études de cas détaillées concernent 18 pays et explorent l’ingéniosité humaine millénaire sur la façon de vivre en symbiose avec la nature.

Dans les zones humides du sud de l’Iraq, une maison entièrement construite en roseau, sans mortier ni clous. Cette structure peut être démontée et reconstruite en une journée.

Julia Watson explore également le concept d’indigénisme radical, un terme inventé par un professeur de la nation Cherokee. En bref, s’inspirer des racines du savoir indigène et de leur vision du monde afin de constituer de nouveaux types de systèmes de connaissances. L’auteure pose la question : « Pouvons-nous nous en inspirer dans nos interventions urbaines afin d’harmoniser nos écosystèmes ? »

Pour en savoir plus et se procurer le livre (en anglais)


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