Défi Cecobois 2024 : une édition à la hauteur ! Jonathan Avenel/Cecobois

La 13e édition du Défi Cecobois proposait un thème lié à la densification. Ce concours met au défi des étudiants en architecture, en génie civil, en génie du bois et en génie du bâtiment. Les équipes participantes devaient concevoir la maquette de l’ajout d’un ou deux étages en bois sur une portion du toit de la Maison du développement durable à Montréal. Coup d’œil sur les maquettes des étudiants.

Le manque de logements et d’espaces commerciaux au cœur des villes a attisé de nombreux débats au cours des derniers mois. Considérant qu’en 2022, plus d’un Québécois sur deux vivait dans une ville de plus de 100 000 habitants, et que cette proportion tendra à s’accentuer pendant les prochaines années, l’équipe de Cecobois a décidé de choisir un thème lié à la densification en construisant en hauteur. Ce genre de projet offre une solution novatrice, pratique et économique en surélevant des édifices existants au lieu d’en construire de nouveaux.

Plus précisément, les étudiants devaient notamment intégrer à leur proposition d’un ou deux étages des bureaux, une salle locative ou de conférence ainsi qu’une salle à manger. Il en est résulté, après deux jours de conception et de construction, des structures parfois simples et élégantes, mais bien réfléchies, d’autres plus créatives et audacieuses, parfois même inspirées directement de la nature.

Plusieurs contraintes ont été imposées cette année aux participants, ce qui reflète parfaitement la réalité de densifier en construisant sur un bâtiment existant. La structure en bois doit démontrer une architecture représentant l’esprit du site. site – Source : Cecobois

 

Les maquettes (échelle 1:12) ont été évaluées selon un ensemble de critères par un jury composé d’architectes et d’ingénieurs experts en bois (Sonia Gagné, architecte, associée chez Provencher_Roy ; Anne Lafontaine, architecte associée chez MSDL Architectes, Simon Gallagher, ingénieur en structure et chargé d’équipe chez Nordic Structures ; Jean-René Larose, associé principal et ingénieur en structure chez L2C Experts Conseils en structure ; François Chaurette, ingénieur et conseiller technique chez Cecobois).

Les participants bénéficiaient de la présence de professionnels-conseillers (Sébastien Labbé, architecte chez Atelier Vert Forêt ; Steve Parent, ingénieur chez SDK et associés ; Stephan Langevin, architecte chez STGM Architectes ; Laurianne Erhel, ingénieure chez WSP ; Sabrina Charbonneau, architecte chez Smith Vigeant Architectes ; David Hanna, ingénieur et chargé de projet chez Nordic Structures ; Dominique Robitaille, conseiller technique chez MTC Solutions ; Nicolas Dionne, ingénieur chez Nordic Structures ; Karam Soussi, ingénieur chez Nordic Structures ; Fernando Leblanc-Carrera, ingénieur chez Ponton-Guillot ; Myriam Larouche, ingénieure, conseillère en enseignement et en formation chez Cecobois ; Philip Mc Fadden, ingénieur, conseiller technique chez Cecobois).

Les lauréats

Équipe Bourgogne, 1er prix de 750 $ offert par Résolu : Rosalie Tremblay (Université de Montréal), Jean-Simon Bissonnette (Université de Montréal), Camille Brodeur (Université de Montréal), Julian Jeri Di Carlo (École Polytechnique de Montréal), Dylan Dupéré (Université du Québec à Chicoutimi).

 

Équipe Bleue ciel, 2e prix de 500 $ offert par Nordic Structures : Thomas Tremblay (Université de Sherbrooke), Alex Ke (Université de Sherbrooke), Justine Valois (Université McGill), Katia Broz (Université McGill), Thomas Tremblay (Université de Sherbrooke), Julien Filion (École Polytechnique de Montréal).

 

Équipe Verte, 3e prix de 350 $ offert par Cadwork : Célestin Cheze (École de technologie supérieure), Florence Roy (Université McGill), Olivier Grégoire (Université de Sherbrooke), Nadine Omar (Université de Sherbrooke), Arnold Amisi – absent sur la photo (Université McGill).

 

Équipe Rouge, Prix coup de cœur du public (présentiel) de 300 $ par MSDL : Hidaya Benjellon (Université Laval), Lucas Bordet (Université du Québec à Chicoutimi), Vanhiou Marchand (Université Laval), TheoHovsepian (Université McGill), Sacha Tremblay (Université Laval).

 

Équipe Jaune, Prix coup de cœur du public (médias sociaux) de 100 $ par MSDL : Olivier Godfroy (Polytechnique Montréal), Guillaume Ermisse (Université du Québec à Chicoutimi), Yara El Jammal (Université de Montréal), Rita Tanios (Université McGill), Juliane Gagnon (Université Laval).

 

Critères de conception

                                               Source : Cecobois

 

La structure en bois doit démontrer une architecture représentant l’esprit du site et une grande stabilité, et respecter différents critères :

  • L’organisation des espaces et des accès doit respecter la trame structurale du bâtiment existant comme elle vous est donnée sur la plateforme.
  • La conception doit s’inspirer de l’esprit du lieu :
    • Toit vert existant ;
    • Récupération des eaux de pluie ;
    • Optimisation du positionnement et de la dimension des fenêtres pour maximiser l’entrée de lumière naturelle ;
    • Enveloppe du bâtiment ultraperformante caractérisée par une isolation thermique supérieure et une réduction importante des ponts thermiques ;
    • Mur végétal filtrant l’air ambiant.
  • La structure doit être rationnelle, optimisée et doit proposer des solutions réfléchies faisant honneur au matériau bois.
  • L’agrandissement doit au moins comprendre:
    • Locaux de l’organisme
      • Bureaux (minimum 108 m2) ;
      • Salle à manger (minimum 30 m2) ;
    • Sanitaires, un par étage (minimum 18 m2) ;
    • Salle locative ou de conférence (minimum 130 m2).

Autres points concernant les usages :

  • L’aire totale disponible sur le toit existant est de 324 m2, incluant l’ascenseur ;
  • Toute la surface disponible sur le toit du bâtiment existant ne doit pas nécessairement être utilisée.

Finalement, il est fortement encouragé de concevoir dans une optique d’écoconception. Des points bonis seront attribués pour l’utilisation d’une des stratégies de conception suivantes :

  • Le poids ajouté par l’extension du bâtiment est limité afin d’éviter les renforts aux éléments structuraux du bâtiment existant, soit les colonnes ou les fondations (pieux) ;
  • L’utilisation des matériaux est optimisée selon leurs dimensions disponibles. Les pertes doivent être limitées ;
  • L’extension du bâtiment est conçue afin qu’elle puisse être déconstruite en fin de vie ;
  • L’extension du bâtiment est conçue avec des principes de conception passive (panneaux solaires, orientation du bâtiment pour profiter des apports de lumière naturelle, isolation des murs supérieure, etc.).

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